Découvrir la laque / quelques repères dans l'histoire


La laque prend ses racines en Chine il y a près de 4 000 ans et sa technique s'est développée ensuite dans toute l'Asie du sud-est.
Les Chinois ont inventé ce vernis noir ou rouge très brillant  en se servant des propriétés de la sève d'un résineux :
en séchant, sa gomme devient un revêtement protecteur inaltérable.
Cette résine en général très toxique et allergisant, est issue du latex de divers arbustes de la famille des Anacardiaceae.
Celui-ci forme en séchant un revêtement solide, résistant aux intempéries .

• Sous la dynastie Han, du IIIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle après J.-C., elle fut d'abord utilisée pour protéger les armes, puis les objets ménagers et enfin les meubles.
• En Birmanie, les origines de la laque semblent venir des pagodes de Bagan au XIIéme siècle.
• Dans les années 1680, la dynastie des Dagly de Spa, en principauté de Liège, réalisa des imitations fort prisées, appelées le vernis Dagly
  qui firent une bonne part de la renommée européenne de la ville d'eau et qui brisèrent le monopole de la Hollande qui resta longtemps la seule importatrice
  de laques japonaises (le goût pour l'Orient mythique).
 • En 1730, les frères Martin de Paris mettent au point une imitation de laque à base de copal, le vernis Martin.
   Ce vernis comporte toutefois un gros défaut : il est fragile à l'eau.
• Vers le milieu du XIXéme siècle, les progrès de la chimie permettent la mise au point d'un vernis laque de meilleure qualité.
   Pendant la Première Guerre mondiale, la laque fut employée pour renforcer la résistance des hélices d'avion.
Au XXe siècle des vernis laque performants apparaissent grâce à de nouvelles formules et à des vernis durcissant à l'air.
On voit apparaître des laques nitrocellulosiques, glycérophtaliques ou polyuréthènes.

Ces « laques modernes » furent employées par les décorateurs du mouvement Art déco sur toutes sortes de supports :
contreplaqué, latté, aggloméré ou encore tôle.
La technique contemporaine, plus simple, nécessite également de travailler dans un local exempt de poussière.
Elle utilise des peintures glycérophtaliques à l'aspect brillant. Les différentes couches sont superposées avec un ponçage à l'abrasif à l'eau de granulométrie 800 au minimum jusqu'à obtenir une surface parfaitement lisse. En superposant des couches de peinture de couleurs différentes, l'abrasion permet des effets artistiques de dégradés.
Il est possible de déposer des débris de feuille d'or avant la couche de finition incolore. A l’artiste de donner libre court à sa fantaisie… (source wikipédia)